Cahiers Lituaniens

La revue Cahiers Lituaniens vise à mieux faire connaître l'art, l’histoire, la langue et la littérature de la Lituanie ainsi que les relations historiques, politiques et culturelles entre la France et la Lituanie auprès du public francophone. Elle est publiée chaque automne avec le soutien de la Fondation Robert Schuman.


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 Cahiers Lituaniens N°6 - Krasauskas Cahiers Lituaniens N°5 - Sarapovas
Cahiers Lituaniens N° 4 - Moncys Cahiers Lituaniens N° 10 - Riauba Cahiers Lituaniens N° 3 - Virbickas Cahiers Lituaniens N°2 - Antinis Cahiers Lituaniens N° 1 - Kisielis

      Revue culturelle en langue française sur la Lituanie
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"Art et Culture de Lituanie", le blog des Cahiers Lituaniens

> A lire en texte intégral : Sartre en Lituanie - Le grand poète Maironis - L.H. Bojanus (1776-1827) - Les poètes et écrivains lituaniens traduits en français - Quelques artistes lituaniens - Saint Casimir - INDEX AUTEURS ET ARTICLES

2000-2009 : dix ans de Cahiers Lituaniens

Devenue en une décennie une revue de référence en France dans le domaine des études baltes, les Cahiers Lituaniens sont aussi la seule publication périodique française entièrement consacrée à l’histoire, l’art, la langue et la littérature de la Lituanie et aux relations entre la France et la Lituanie.

Initiés par l’association Alsace-Lituanie avec le soutien de la Fondation Robert Schuman, les Cahiers Lituaniens s’inscrivent dans une tradition éditoriale strasbourgeoise d’ouverture sur l’Europe centrale, et notamment sur la Lituanie. C’est en effet à Strasbourg que sont parus dès 1503 le recueil de prières (le Tractatus sacerdotalis) comprenant le plus ancien texte lituanien manuscrit connu, et, en 1513, la première carte de l’Europe où il est fait mention de Vilnius (la Tabula moderna Sarmatia Eur. par Nicolaus Cusanus dans une réédition de la Geographia de Claudius Ptolémée). C’est toujours à Strasbourg qu’en 1832 le général napoléonien Henri Dembinski fait publier ses Mémoires de la campagne de Lithuanie et que paraissent, à la fin du XIXe siècle, plusieurs ouvrages d’éminents professeurs de l’université wilhelmienne tels que Litauische Volkslieder und Märchen d’August Leskien et Karl Brugmann (1882), Das litauische Präteritum (1891) et le Handbuch der litauischen Sprache (1897) d’Oskar Wiedemann. Dès sa création en février 1991, l’association Alsace-Lituanie poursuit cette tradition en faveur d’un pays encore sous le joug soviétique en publiant une brochure intitulée Liberté pour la Lituanie ; puis en 1994 La Lituanie vue d’Alsace et en 1996 le Guide de conversation français-lituanien (dont une 4e édition parait en 2007) ; viennent ensuite l’opuscule sur La littérature lituanienne d’Ugnė Karvelis publié dans le cadre de la Fête du Livre et Les Carnets baltes de Suzanne Pourchier et Yves Plasseraud, recueil d’articles parus entre 1980 et 1999 dans les revues Esprit et Diagonales Est-Ouest. Deux autres titres sont publiés en co-édition : la bibliographie Lire la Lituanie en partenariat avec la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, et Alzasas, la première publication sur l’Alsace en langue lituanienne, en collaboration avec les éditions de la Nuée Bleue et avec des contributions originales de Richard Kleinschmager, Bernard Naegelen, Marie-Christine Perillon, Pierre Pflimlin, Maurice Roeckel, Dominique Toursel-Harster et Bernard Vogler.

Avec les Cahiers Lituaniens, cette dynamique éditoriale se pérennise sous la forme d’une revue régulière en langue française pour un public motivé. Elle est conçue et animée par un petit réseau d’érudits constitué autour de Philippe Edel, président d’Alsace-Lituanie : Aldona Bieliūnienė (Musée national de Lituanie, Vilnius), Liucija Černiuvienė (université de Vilnius), Piotr Daszkiewicz (Muséum national d’histoire naturelle, Paris), Liudmila Edel-Matuolis (ATLF), Julien Gueslin (université Panthéon-Sorbonne/CNRS et BnF, Paris), Ona Kažukauskaitė (Institut de la Langue Lituanienne, Vilnius), Guido Michelini (universités de Parme et de Klaipėda, membre de l’Académie des sciences de Lituanie), Caroline Paliulis (libraire à Vilnius) et Aldona Ruseckaitė (Musée de la littérature lituanienne, Kaunas). En 10 ans, 75 contributions ont été publiées, totalisant près de 600 pages. Près de 70 auteurs ont participé à la revue, dont 41 Lituaniens et 19 Français, mais également quatre Polonais, un Allemand, un Italien et un Belge. Ecrites essentiellement par des universitaires, chercheurs, responsables de musées ou critiques d’art, les contributions sont – sauf exception – des textes originaux écrits spécialement pour la revue. Dans quelques cas, avec le consentement de leurs auteurs, il s’agit de traductions en français de textes déjà publiés en Lituanie pouvant intéresser le public francophone. La revue s’inscrivant dans une démarche à la fois académique et européenne, les textes à consonance idéologique, partisane ou nationaliste ne sont pas sollicités. Dès son lancement, elle a suscité un vif intérêt auprès des milieux académiques en Lituanie pour lesquels elle devint un canal de diffusion vers le public francophone. Notons qu’elle n’aurait pu voir le jour sans la contribution aussi compétente et enthousiaste que bénévole de traducteurs et de réviseurs tels que Sylvie Burin des Roziers, Isabelle Chandavoine-Urbaitis, Marie-Françoise Daire, Liudmila Edel-Matuolis, Uwe Hecht, Brigitte Heidt, Jean-Marie Hummel, Eglė Kačkutė-Hagan, Jean-Claude Lefebvre, Bronė Lipšienė, Michel Pagnier et Marielle Vitureau.

Chaque numéro s’ouvre avec un texte de mise en perspective historique, tels le rétablissement de l’indépendance de la Lituanie en 1990, par Vytautas Landsbergis (n°1), ou le millénaire de la première mention historique du nom de Lituanie (1009), par l’académicien Zigmas Zinkevičius (n°10). La période soviétique, encore très présente dans la mémoire collective des Lituaniens, y est régulièrement abordée : la lutte contre l’annexion soviétique après la Seconde Guerre mondiale (n°2), le destin tragique de deux résistants lituaniens aussi emblématiques que Jonas Žemaitis (n°3), le chef des partisans des années 1940-50, ou Romas Kalanta (n°5), le lycéen qui s’immola par le feu à Kaunas en 1972. Le thème des déportations de populations lituaniennes en Sibérie a été traité par le biais des témoignages particulièrement émouvants d’Aldona Graužinytė-Matulevičienė (n°4), de Rytė Merkytė (n°6) et d’Elena Žindžiuvienė-Deksnytė (n°9), qui permettent au lecteur francophone de découvrir, à travers des tranches de vie familiale, la tragédie de tout un peuple écrasé par un régime totalitaire.

Les relations entre la Lituanie et la France depuis le rétablissement de l’Etat lituanien en 1918 y sont régulièrement abordées, dans leur dimension historique et politique (n°2 et 9), sur le plan culturel (n°1 et 7) et pendant certaines périodes historiques : campagne de Russie de 1812 (n°4 et 7), occupation de Memel/Klaipėda en 1920-1923 (n°8), etc. De courtes biographies présentent les hommes qui ont fait lien entre les deux pays. Des Français d’abord : les professeurs de médecine Nicolas Regnier, Jacques Biotet, Jean-Emmanuel Gilibert, Auguste Bécu (n°10) et Louis-Henri Bojanus (n°3) qui enseignèrent à l’université de Vilnius aux XVIIIe et XIXe siècles ; l’écrivain Prosper Mérimée (n°6) qui prit la Lituanie pour cadre de sa nouvelle Lokys ; les linguistes Ferdinand de Saussure, Antoine Meillet et Robert Gauthiot (n°2) qui révélèrent l’originalité et la richesse de la langue lituanienne ; l’administrateur et homme politique Raymond Schmittlein (n°9) qui aida les Lituaniens en exil au moment de l’annexion soviétique ; Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir (n°1) qui firent un étonnant séjour en 1965 en Lituanie soviétique. Et des Français originaires de Lituanie : le poète Oscar Milosz (n°6), l’historien de l’art Jurgis Baltrušaitis (n°4), le sémanticien Algirdas Julien Greimas (n°5), le philosophe Emmanuel Levinas (n°7).

La langue lituanienne, la plus archaïque des langues indo-européennes modernes, fait l’objet de plusieurs contributions, notamment d’éminents linguistes spécialistes des langues baltes, les professeurs Guido Michelini (n°2), Algirdas Sabaliauskas (n°3), Arnoldas Piročkinas (n°4) ou Rainer Eckert (n°9). Sont abordés l’histoire du grand dictionnaire de la langue lituanienne (n°3), la protection de la langue lituanienne en Lituanie (n°7), son enseignement en Lituanie et en Europe (n°9), l’usage du ruthénien dans le grand-duché de Lituanie (n°7), la situation du français en Lituanie (n°1), le multilinguisme en Lituanie (n°8).

Bien que parmi les plus récentes d’Europe, la littérature lituanienne est riche en nouvellistes et poètes totalement méconnus en France. De nombreuses nouvelles y sont publiées pour la première fois en traduction française : "La flûte" de Jurgis Savickis (n°2), "Touché !" et "La fin de Brisius" de Jonas Biliūnas (n°3), "Lettres à Devdorakėlis" de M.K. Čiurlionis (n°3), "L’annuaire téléphonique" de Judita Vaičiūnaitė (n°4), "Le conte des deux rois" de Kazys Saja (n°5), "Le livre du destin" d’Antanas Biliūnas (n°6). Des poèmes aussi : "Attraction" de Vladas Braziūnas, "Chant des temps anciens" de Maironis (n°9), "Rideau de pluie" d’Aidas Marcenas, "Berceuse pour une mère" d’Alvydas Slepikas, "Comment vas-tu ?" de Daiva Čepauskaitė (n°10). Les portraits des deux géants de la littérature lituanienne, Donelaïtis (n°9) et Maironis (n°2), ont été brossés par la directrice du Musée de la littérature lituanienne, Aldona Ruseckaitė, tandis que l’aventure des knygnešiai (n°5), ces célèbres porteurs de livres qui vivaient à l’époque de l’interdiction par le régime tsariste de l’alphabet latin dans les publications lituaniennes, y est présentée par la petite-fille de l’un d’eux, Caroline Paliulis. Un index complet des œuvres des quelque cinquante poètes et écrivains lituaniens traduites en français est publié (n°2) et régulièrement tenu à jour sur le site web de la revue.

La peinture, la sculpture, la photographie, les arts graphiques révèlent la profondeur de l’âme lituanienne et de sa culture traditionnelle, marquées par un sens aigu de beauté, de pureté et de lyrisme. Chaque numéro met en valeur un ou plusieurs artistes plasticiens, dont les illustrations en couverture ou en pages intérieures, complétées d’une brève biographie ou étude de l’œuvre, permettent de saisir l’étendue de leur talent. Firent ainsi l’objet de reproduction et de présentation : Robertas Antinis (n°2), Jan Bułhak (n°7), Mikalojus Konstantinas Čiurlionis (n°3), Stasys Eidrigevičius (n°9), Kęstutis Grigaliūnas (n°7), Vytautas Kazimieras Jonynas (n°8), Kazys Kisielis (n°1), Stasys Krasauskas (n°6), Antanas Mončys (n°4), Stanilovas Riauba (n°10), Steponas Šarapovas (n°5), Lionginas Šepka (n°4), Algirdas Steponavičius (n°8), Vytautas Valius (n°5), Lionginas Virbickas (n°3). Sont tout particulièrement traités : l’art des croix en Lituanie (n°5) – reconnue depuis 2001 par l’UNESCO comme faisant partie du patrimoine culturel immatériel de l’humanité ; la première exposition d’art lituanien à Vilnius en 1907 (n°8) ; et les collections du musée M.K. Čiurlionis de Kaunas (n°1).

L’importance culturelle des forêts lituaniennes (n°5), les vieilles légendes liées aux ours (n°6), la découverte de météorites à Vilnius au XVIIIe siècle (n°7) ou de l’ornithologie moderne en Lituanie (n°10) font découvrir la place de la nature dans la culture des Lituaniens, dernier peuple européen à avoir été évangélisé, et ont connu un vif succès auprès du lectorat français.

Depuis sa création, la revue a bénéficié du soutien de la Fondation Robert Schuman (Paris). Présidée par Jean-Dominique Giuliani et dirigée par Pascale Joannin, la fondation est un des principaux centres de recherche français sur l’Europe et est engagée depuis plusieurs années en Lituanie où elle apporte son appui au premier centre culturel de langue française créé en Lituanie, à Kaunas, la deuxième ville du pays. Son soutien est particulièrement important pour la revue, tant sur le plan financier que moral. Rappelons que Robert Schuman (1886-1963), homme d’Etat français originaire d’Alsace-Lorraine, plusieurs fois chef de gouvernement et ministre des Affaires étrangères, premier président du Parlement Européen, est considéré comme l’un des "Pères Fondateurs de l’Europe". Durant les années de guerre froide, Robert Schuman fut l’un des rares dirigeants français à avoir exprimé à plusieurs reprises le devoir de solidarité incombant aux Européens de l’Ouest à l’égard des "peuples de l’Est" vivant sous le joug soviétique. Ont également apporté leur appui aux Cahiers Lituaniens de hautes personnalités politiques françaises et lituaniennes, telles que Pierre Pflimlin, Louis Jung, Vytautas Landsbergis, Valdas Adamkus, tout comme le Conseil régional d’Alsace présidé par Adrien Zeller, les ambassades de Lituanie à Paris et de France à Vilnius, l’Institut Lituanien (Lietuvos Institutas) et Books from Lithuania (Lietuviškos knygos).

Dès son premier numéro, la revue a reçu un bon accueil. En France, ce sont surtout des revues spécialisées (Les Boréales, Cahiers des Amis de Milosz, Cahiers du Monde Russe, Chroniques Slaves, Le Courrier des Pays de l’Est, La Géographie, L’Histoire, Le Matricule des Anges, Regard vers l’Est, Slavica Occitania) qui ont salué le sérieux et la grande qualité de la revue, alors qu’en Lituanie le spectre des médias qui s’en sont fait l’écho est plus large (Gimtoji Kalba, Kauno Diena, Kultūros Barai, Lietuvos Aidas, Lietuvos Mokslininkų Laikraštis, Lietuvos Žinios, Literatūra ir Menas, Metai, Mokslas ir Gyvenimas, Mokslo Lietuva, Naujoji Romuva, Nemunas, XXI Amžius). Des recensions ont également paru dans la presse spécialisée anglo-saxonne (Journal of Baltic Studies) et allemande (Mitteilungen aus baltischem Leben). Des contributions parues dans les Cahiers Lituaniens sont citées en référence bibliographique de travaux publiés dans des revues telles que Lituanus (n°49, Chicago, 2004 : travaux de Nathalie Lorand sur M.K. Čiurlionis) ou Logos (n°51, Vilnius, 2007 : travaux d’Odeta Žukauskienė sur Jurgis Baltrušaitis) ou dans des monographies (Gilles Dutertre, Les Français dans l’Histoire de la Lituanie, Paris, 2009. Thierry Laurent, Echanges littéraires franco-lituaniens [XIXe et XXe siècles], Paris, 2009). Des guides touristiques consacrés à la Lituanie ou aux Pays baltes (Guide Vert Michelin, Petit Futé, Routard Mag) citent les Cahiers Lituaniens dans leur rubrique de conseils de lecture avant le voyage. Des collaborations éditoriales sont par ailleurs envisagées avec des revues étrangères d’études baltes, telles que Annaberger Annalen (Allemagne), Res Balticae (Italie) et Lithuanian Papers (Australie). Le nombre d’abonnés payants s’élève en 2009 à 180 particuliers et institutions, auxquels s’ajoutent près d’une soixantaine de bibliothèques publiques et universitaires (dont sept bibliothèques nationales : France, Lituanie, Allemagne, Luxembourg, Pologne, Ukraine et Etats-Unis) qui ont accepté de mettre les Cahiers Lituaniens à la disposition de leurs lecteurs. La revue bénéficie aussi d’une bonne indexation, étant référencée dans de grandes bases bibliographiques nationales et internationales d’éditeurs et de bibliothèques académiques (BN, EBSCO, EBSEES, Electre, LCCN, LIBIS, SUDOC, ZDB).

Concernant la visibilité de la revue sur Internet, le site web des Cahiers Lituaniens (www.cahiers-lituaniens.org), qui propose une vingtaine d’articles en libre accès et les portraits des artistes ayant contribué à l’illustration de la revue, a une fréquentation de près de 6.000 pages vues par mois. Lors d’une recherche sur Google pour le mot "Lituanie" en janvier 2010, le site apparaît parmi les 10 premiers résultats (sur un total d’environ 8.750.000). La même recherche sur Google pour l’expression exacte "Cahiers Lituaniens" donne un total de près de 3.030 résultats. Notons que le site bénéficie aussi de la fréquentation de son blog (http://lituanie-culture.blogspot.com) qui, avec des notices bihebdomadaires, démultiplie sa notoriété.

Définis par le Bureau (Philippe Edel, président, Janine Kaspar, vice-présidente, Marie-Françoise Daire, trésorière, et Anita Meng, secrétaire) de l’association Alsace-Lituanie éditrice des Cahiers Lituaniens, les objectifs de la revue visent à la conforter en tant que publication spécialisée en lituanistique et à contribuer à une meilleure compréhension d’un des pays de "l’autre Europe" qui a rejoint l’Union européenne en 2004 mais reste encore largement méconnu en France.

 

Auteurs publiés dans les Cahiers Lituaniens (2000-2009) : Yann Ardagna, Jūratė Baranova, Laima Bialopetravičienė, Antanas Biliūnas, Jonas Biliūnas, Vladas Braziūnas, Birutė Burauskaitė, Daiva Čepauskaitė, Lucija Černiuvienė, M.K. Čiurlionis, Piotr Daszkiewicz, Corine Defrance, Patrick Donabédian, Rainer Eckert, Philippe Edel, Jean-Emmanuel Gilibert, Aldona Graužinytė-Matulevičienė, Jean Grison, Julien Gueslin, Laimantas Jonušys, Vanda Juknaitė, Bernard Jusserand, Daina Kamarauskienė, Ugnė Karvelis, Ona Kažukauskaitė, Aida Kiškytė-Degeix, Janine Kohler, Ingrida Korsakaitė, Aistė Jurga Krasauskaitė, Laima Kreivytė, Marija Kuodienė, Vytautas Landsbergis, Jean-Claude Lefebvre, Nathalie Lorand, Aidas Marčėnas, Margarita Matulytė, Elmantas Meilus, Rytė Merkytė, Guido Michelini, Egidijus Navikas, Joanna Ostaszewska-Nowicka, Lina Pakalniškytė, Caroline Paliulis, Philippe Perchoc, Thierry Pinet, Arnoldas Piročkinas, Yves Plasseraud, Alė Pociulpaitė, Alain Rechner, Catherine Rigeade, Aldona Ruseckaitė, Algirdas Sabaliauskas, Kazys Saja, Tomasz Samojlik, Jurgis Savickis, Michel Signoli, Alvydas Šlepikas, Mykolas Sluckis, Irena Smetonienė, Antanas Stasiškis, Radosław Tarkowski, Judita Vaičiūnaitė, Thierry Vette, Marielle Vitureau, Zigmas Zinkevičius, Birutė Žilytė, Elena Žindžiuvienė-Deksnytė.